More servicesWindows Live
HomeHotmailSpacesOneCare
 
MSN
Sign in
 
 
Spaces home  BigimodPhotosProfileFriendsMore Tools Explore the Spaces community

Bigimod

La vie est un chemin sinueux plus ou moins long. / Les vaux et les neiges éternelles des monts, / Il nous appartient de les jalonner de joncs.
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
by 
Merci de votre visite !
  • August 06 11:25 AM
    Hello my friend,

    Just a big hug and lots of love from the south of Spain!!!
  • June 04 5:02 PM
    Bonjour à mon pote martiniquais que je n'ai pas vu depuis maintenant 1 an et quelques jours.
  • June 02 2:34 PM
    Proud to be the first one to sign in this guest book !!! Marianne
January 04

Nwel bò kay mwen / Christmas at home / Noël à la Martinique

Les Antilles, aire géographique dans laquelle baigne la Martinique, espace où les croyances chrétiennes sont très fortes, enrichies de quelques croyances traditionnelles d’Afrique de l’Ouest pour donner une culture syncrétique à la fois ressemblant et différente des autres. L’originalité de la Noël à la Martinique réside dans la façon de préparer cette célébration en chantant des cantiques de Noël (chanté-nwel) et en cuisinant des plats traditionnels. Toutefois, la façon de fêter Noël s’est modernisée au fil des années.

 

 

Jusqu’au début des années 80, Noël était une affaire de quartier. Les voisins se rassemblaient dans un lieu pour effectuer les préparatifs. Ils tuaient les cochons, séparaient la viande et le sang entre eux (en fait, tout est mangeable chez le cochon). Le sang, la graisse et le boyau du cochon sont utilisés dans la confection du boudin noir. Le porc est aussi servi en ragoût avec des pois d’angoles, l’épaule est assaisonnée (comme pour tout plat antillais qui se respecte), fumée et caramélisée, et une partie de la viande sert à fourrer des petits pâtés fait de pâtes brisées ou feuilletées.

L’alcool coule à flot. Le roi c’est le rhum. C’est la base dans toute composition spiritueuse afin d’élever chacun aux plus hauts degrés de la spiritualité. Différentes sortes de schrub (liqueur à base d’agrumes) sont composées. Le punch au coco (liqueur au lait de coco) c’est l’incontournable. Toute cette activité se faisait en blaguant et en chantant les cantiques sous le rythme des instruments à percussion (tambours, ti-bois, chacha, casseroles, tables, mains etc.).

 

De nos jours, presque tous les repas traditionnels sont conservés, mais ce ne sont plus les voisins qui s’en occupent : ce sont des produits manufacturés pour la plupart, et quelques familles les préparent personnellement dans un cadre privé. Ils sont alors devenus des produits commerciaux très prisés en ces périodes de fêtes de fin d’année à la suite d’un effort local.

Dès le début des années 90, la crainte de voir périr la tradition avec la montée de la mondialisation, l’hyperconsommation des produits importés, l’individualisme occidental, un mouvement de conscience martiniquaise s’est mise en marche sous l’égide d’hommes comme Mano et Loulou pour sauvegarder l’héritage martiniquais. C’est surtout l’approche musicale qui a été repensée et tout simplement commercialisée comme le reste. Les chanté-nwel sont passés du statut de relations harmonieuses entre voisins, en se réduisant au passage au simple cadre familial, pour se revigorer dans les gran-penteng (grandes fêtes) où la population entière mais aussi les touristes viennent prendre leur pied, chanter et plutôt regarder. Des milliers de spectateurs se rendent à des chanté-nwel publics ou privés à chaque fin de semaine dès la fin du mois de novembre.

Contrairement à beaucoup de pays européens, la plupart des cantiques sont couramment chantés en français souvent agrémentés de ritournelles profanes en créole qui racontent de façon humoristique un aspect de la vie du commun des mortels martiniquais.

 

En conclusion, Noël c’est aussi la fête du cochon, car la viande de porc est hyper consommée durant cette période sous toutes les formes : ragoût, jambon, boudins, pâtés. Aujourd’hui, on ne conçoit plus la Noël sans cantiques, mais jusqu’à quand cette conception va-t-elle durer ? Elle a bien été une fois en danger. Est-ce que la commercialisation de la Noël traditionnelle la conservera pour longtemps ?
 
Dominique Giboyau, Nwel bò kay mwen, Essai sur la Noël à la Martinique, janvier 2008.
November 20

Mon Ame dérive

Je glisse doucement

Vers la fin d’une vie ;

Me cachant, m’enfermant

Dans la boîte assombrie,

Rencontrant calmement

Ce lieu de paradis,

Où je peux librement,

Sans avoir de l’envie,

Eclairer mes plaisants,

Assombrir mes ennuis.

Mon âme, s’en allant

Visiter quelque vie,

Vague, éternellement,

Sans un hôte précis..

 

Domi.Gib, Mon Ame dérive, décembre 2001. 

Amour (1)

Amour, tu es un abysse :

Quand on suit le faux chemin,

On ne connaît que le vice,

Qui est un désir malsain.

On t’a fait confiance à tort,

Car le chagrin nous fait signe.

Comment expulser ce sort

Qui entraîne dans la vigne ?

Suffit-il de détester

Pour éviter le péril

De voir son âme rester

Dans tes griffes rétractiles ?

Suffit-il de t’affronter

Pour sortir du labyrinthe ?

Tu ne peux être dompté

Que s’il l’on n’a plus de crainte

De se sentir seul un jour,

D’avoir perdu son amour.
 
Domi Gib, Amour, août 1997.

Un Soir de frites (1)

Il est dix huit heures pile.

Le ciel tend à se voiler ;

La nuit recouvre mon île

De son drap sombre étoilé.

Quelques gouttes de pluie fine

Me caressent la peau sèche   

Que la chaleur mit en ruine.

C’est une pluie plutôt fraîche

Qui atténue la chaleur.

 

Tout-à-coup, on ne voit rien ;

D’habitude, j’ai très peur

Dans le noir ; mais ça va bien,

Car le courant revient vite…

 

Il est l’heure de manger !

Au menu : du poulet-frites ;

Le saladier est chargé.

Moi je déteste ces choses !

J’ai alors mangé du riz…

 

La nuit vient peindre en rose

L’horizon qui s’assombrit.

Je sens que, de plus en plus,

Mes paupières s’alourdissent…

Ai-je trouvé mon salut

Dans le sommeil où je glisse ?
 
Domi Gib, Un Soir de frites, juin 1998.

La Nature de l'homme

La nature, quelle beauté !

Oh ! Qu’ils sont beaux, ces animaux !

Volez, marchez, nagez, sautez !

Mais hommes qui lui créez des maux,

Vous qui abattez tous ces arbres,

Vous n’êtes que des destructeurs !

Ah ! Vous hommes au cœur de marbre,

Vous êtes, certes, constructeurs

De maisons, de routes, d’usines

Qui polluent tout ce qui est sain,

Que la nature dissémine.

Pourquoi, êtres si inhumains,

Ne faîtes-vous que la détruire,

La laissant sans immunité ?

Qu’a t’elle donc fait pour lui nuire ?

Nature, quelle iniquité !

 

Domi Gib, La Nature de l'homme, avril 1999.

View more entries
 
View space
ROBERT
View space
swansye
View space
patry

No list items have been added yet.
No list items have been added yet.
No list items have been added yet.
No list items have been added yet.